Da Le Monde del 17/08/2006
Originale su http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-803821@51-803890,0.html

Padoue érige un mur pour isoler un ghetto d'immigrés

di Salvatore Aloïse

ROME - Vingt-cinq immigrés irréguliers ont été expulsés, mardi 15 août, de Padoue. Rien d'exceptionnel en soi, si ce n'est qu'il s'agit du premier effet concret du renforcement des contrôles policiers autour du quartier sensible de via Anelli, où la municipalité de la ville du Nord-Est du pays a décidé de dresser un mur pour séparer le complexe de six immeubles habités en majorité par des étrangers, et réputés abriter un vaste trafic de drogues, du reste de l'agglomération.

Les sans-papiers expulsés ont été interpellés dans les parages de ce mur d'acier de 84 mètres de long sur 3 mètres de haut, érigé en quelques heures, le 10 août. Une succession de plaques d'acier bien enfoncées dans le sol avec une seule entrée surveillée nuit et jour par les policiers qui a fait crier au scandale sans pour autant émouvoir le maire de la ville, Favio Zanonato.

Cet élu des Démocrates de gauche s'est défendu en invoquant "l'exaspération" et "le besoin de sécurité des riverains". Mais le mur n'a pas suffi à faire baisser la tension. Lundi soir, deux carabiniers ont dû appeler des renforts alors qu'ils tentaient d'arrêter un vendeur de cocaïne dans le complexe. Les deux agents se sont retrouvés encerclés et menacés par une trentaine de Tunisiens qui voulaient libérer leur camarade déjà menotté.

Selon les habitants du quartier voisin, le trafic continue, il s'est simplement déplacé un peu plus loin. Le mur est "trop bas et sans barbelés", il est facile à franchir, disent-ils. Dans une lettre que cinq cents d'entre eux s'apprêtent à adresser au président de la République, ils réclament l'intervention de l'armée.


UNE HISTOIRE À PART

Pourtant, avec ses 20 000 immigrés pour un peu plus de 200 000 habitants, soit le double de la moyenne nationale, Padoue est une ville où l'intégration marche, à l'image de cette région du Nord-Est où ce sont les immigrés qui font tourner l'économie des petites entreprises.

Via Anelli, apparemment, reste une histoire à part. Entouré de centres commerciaux et de villas cossues, le complexe a été conçu à l'origine comme une résidence universitaire. Mais une fois délaissé par les étudiants, vers le début des années 1990, il a fini par attirer les différentes vagues d'immigrés. Au fil des années, la situation s'est dégradée. La drogue a fait son apparition. La municipalité a commencé à racheter les appartements pour les rénover.

La tension est montée d'un cran fin juillet. Sous les yeux des riverains terrorisés, Nigérians et Tunisiens se sont affrontés lors d'une véritable bataille rangée pour le contrôle du marché de la drogue. Un match de football entre les communautés comme extrême tentative de réconciliation a échoué. La municipalité a alors pris la décision d'ériger un mur. Ou une palissade, comme préfère le définir le maire de Padoue.

"C'est une nécessité, réclamée par les habitants des immeubles voisins, pour faire obstacle au trafic de drogue", argumente-t-il. Reste que pour beaucoup, c'est devenu le "mur de la honte". Pour le président du gouvernement régional, Giancarlo Galan, de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, "la gauche est tellement arrogante qu'elle se paie le luxe politique et éthique de construire un mur pour diviser le bien du mal".

Le maire, lui, reste pragmatique et confiant. Le mur ne sera que temporaire. Les "clients" seront déroutés par les contrôles et les "vendeurs" iront ailleurs. D'ici un an, cette affaire, assure-t-il, sera résolue.

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